Réalité économique de l’homéopathie

L’homéopathie contribue à la maîtrise des dépenses de santé, tant au niveau économique direct que par son absence d’iatrogénie.

Il apparaît clairement à l’analyse que le déficit des comptes sociaux résulte notamment d’une insuffisance des recettes. De manière succincte, celle-ci provient :
• du niveau de chômage qui induit des rentrées de cotisations moindres,
• du nombre croissant de retraités dû à l’allongement de la durée de la vie entraînant une hausse des dépenses de santé qui augmentent avec l’âge.

Compte-tenu des difficultés pour augmenter les recettes, face à des dépenses en évolution, les Pouvoirs Publics ont choisi de chercher à limiter les dépenses. Dans ce contexte, par son faible coût, la thérapeutique homéopathique contribue à la maîtrise des dépenses de santé.

En effet, les médicaments homéopathiques remboursables se situent à un niveau de prix 4 fois inférieur à la moyenne de prix des médicaments remboursables français, eux-mêmes parmi les plus bas d’Europe.

De plus, les quantités consommées et leur environnement de prescription sont également en faveur du prescripteur d’homéopathie. Les statistiques de la Sécurité Sociale montrent que
les coûts remboursés annuellement pour un médecin homéopathe représentent en moyenne 1 027 KF contre 1 939 KF pour un médecin généraliste, soit une économie de l’ordre de 47 %. Carnets Statistiques CNA1VITS n° 95 – 1997

Les remboursements des médicaments engendrés par la prescription des médecins homéopathes sont deux fois moins élevés que pour la moyenne des médecins généralistes. De plus, le nombre de jours d’arrêt de travail indemnisés est de 873 jours par an pour le médecin homéopathe contre 2 028 pour le médecin généraliste. [1]

Les soins complémentaires et les demandes d’analyses ou d’imagerie sont environ 50 % inférieurs, toujours en faveur du médecin homéopathe. [2]

Une moindre fréquence de consultation est également observée, sans doute conséquence d’un comportement actif des patients vis-à-vis de la prévention.

L’homéopathie constitue une source d’économies significatives pour les patients et pour les organismes sociaux. A ce titre, elle concerne tous les pays confrontés à la nécessité de répondre à une demande de plus en plus forte des populations en matière de santé.

Les coûts de plus en plus élevés de la médecine traditionnelle, compte tenu des progrès technologiques, viennent encore aggraver cette situation.

Par ailleurs, les laboratoires homéopathiques ont su développer depuis plusieurs années des produits-conseils, essentiels pour une médication quotidienne, non remboursable, qui ne viennent donc pas grever les comptes de l’Assurance Maladie.

Les laboratoires répondent ainsi aux objectifs du Gouvernement de développer une médication familiale efficace et sans risque iatrogène induit. Il apparaît que parallèlement à une croissance significative des ventes de médicaments homéopathiques ces vingt dernières années, leur part dans les remboursements de l’Assurance Maladie s’est réduite. Ceci montre bien le caractère non inflationniste de l’homéopathie.

L’intérêt de l’homéopathie pour les comptes sociaux nous semble ainsi largement validé.

P.-S.

Source : Livre blanc de l’homéopathie 2000

Notes

[1] Carnets Statistiques CNA1VITS n° 95- 1997

[2] Carnets Statistiques CNA1VITS n° 95- 1997