CONTRATS RESPONSABLES, LE MÉDICAMENT HOMÉOPATHIQUE N’EST PAS DANS LE PANIER DE SOINS

Le Syndicat national des médecins homéopathes français et la branche officine du SNPH entendent dénoncer la discrimination dont le médicament homéopathique fait l’objet dans le projet de décret modifiant les contrats d’assurance-maladie complémentaires, bénéficiant d’aides fiscales à l’acquisition.

Ces contrats dits « responsables » correspondent à « un panier de soins minimum » qui doit être garanti aux souscripteurs par les mutuelles et les assureurs complémentaires en échange des aides fiscales. Or, le projet de décret inclut, dans le panier de soins, l’obligation de remboursement du ticket modérateur de tous les produits et prestations de soins à l’exception de quelques uns dont le médicament homéopathique.

Le SNMHF et le SNPH officinal ne peuvent pas accepter un projet qui est à la fois discriminant, inégalitaire et aberrant.

  • Discriminant parce que le médicament homéopathique est soumis, comme le médicament allopathique, à des règles strictes d’enregistrement et de mise sur le marché. Cette égalité de contraintes doit s’accompagner d’une égalité de traitement réglementaire et médico-économique.
  • Inégalitaire parce que la non prise en charge de la part complémentaire du médicament homéopathique pénaliserait les 10 millions de patients qui ont choisi l’homéopathie comme traitement de première intention, en particulier ceux ayant comme médecin traitant, un médecin homéopathe.
  • Aberrant parce que l’homéopathie est de plus en plus utilisée, y compris comme traitement de soins de support dans des pathologies lourdes, notamment en cancérologie et parce que l’étude EPI3 [1] a démontré que sur 3 groupes de pathologies les plus fréquemment rencontrées en médecine générale, l’amélioration clinique chez les patients était comparable selon qu’ils étaient traités par allopathie ou par homéopathie. Le non-remboursement du ticket modérateur des médicaments homéopathiques conduirait à un transfert vers des prescriptions allopathiques beaucoup plus coûteuses à l’heure même où l’assurance-maladie cherche désespérément des économies sur le poste médicament.

Le SNMHF et le SNPH officinal demandent, expressément, au nom des patients, à la Ministre de la santé, de modifier ce projet de décret et d’inclure, dans le panier de soins, le médicament homéopathique.

Notes

[1] En
 2008‐2009,
 l’étude
 EPI3
 a
 été
 la
 première
 étude
 pharmaco‐pidémiologique
 menée
 en
 France
 chez
 des
 médecins
 généralistes.
 9000
 patients
 ont
 été
 suivis
 pendant
 un
 an
 par
 900
 médecins
 généralistes
 dont
 300
 médecins
 généralistes
 allopathes,
 300 
médecins
 généralistes
 « 
mixtes
 »
 (prescrivant 
de 
l’homéopathie
et 
de 
l’allopathie) 
et 
300 
médecins 
généralistes
 homéopathes.
 Les
 résultats
 ont
 montré
 que
 ces
 3
 catégories
 de
 médecins
suivent
 le
 même
 type
 de
 patients
 avec
 les
 mêmes
 pathologies
 et 
le
 même
 degré
 de
 gravité.
 Sur 
les 
3 
groupes 
de
 pathologies
 étudiées
 (infection
 des 
voies 
aériennes
 supérieures,

troubles
 anxio‐dépressifs et 
du
 sommeil
 et 
douleurs
musculo‐squelettiques,) l’amélioration 
clinique 
évaluée
 par 
les 
patients est
 comparable 
que 
le 
traitement
 soit 
allopathique 
ou 
homéopathique.